Petite cerise sur le gâteau, je peux enfin suivre quelques matchs de la NHL. Voulant tester enfin ma connexion illimitée au net, j'ai vite été limité dans son utilisation. Et là pouf voilà que je tombe sur un blog qui permet de télécharger une bonne partie des matchs diffusés à la tv et de là, j'ai découvert comment regarder pas mal de chaînes américaines.
A voir ici
30 décembre 2006
I dance alone
Oui, je sais, je néglige pour l'instant. Bon, y'a pas mal de choses qui se bousculent dans ma vie ce qui fait que je ne sais pas où donner de la tête.
Des affaires de coeur, des affaires professionnelles, des affaires tout court, et surtout un énorme besoin de détente. En gros je ne trouvais pas le temps ou, plutôt, je ne voulais pas trouver le temps pour avancer ici. Et avancer simplement dans mon projet. J'avais besoin de souffler.
Me retrouver avec ce nouveau job et cette précarité en moins sur les épaules a fait que j'ai été euphorique tout ce mois de décembre. Il a fallu que je prenne de nouveaux repères etc... Bon je ne me voile pas la face, il y a aussi le fait que je me sente un peu plus utile, content d'avoir enfin une vision à long terme. Bref tout s'est bousculé en ce dernier mois de l'année 2006
Tout le monde autour de moi pense que c'est génial, et ceci et cela. Heureusement, je suis vite retombé les pieds sur terre. Oui j'ai un nouveau job, avec certaines perspectives, oui j'ai enfin des conditions de travail acceptables, oui c'est plus cool et moins stressant. Mais cela ne reste qu'un job peu passionnant, qui n'est pas du tout ce que je veux faire et où à terme, je serai vite bloqué dans l'évolution et duquel j'aurais vite fait le tour.
Tout ça pour en arriver au point essentiel: non je n'ai pas oublié mon projet. Non, ce n'est pas parce que je suis plus stable professionnellement que je laisse tomber, ou que je reporte. J'ai toujours cette envie au fond de moi qui ne me lâche pas. Même si elle se fait moins pressente par moments, elle est toujours présente, tapie au fond de mon esprit, de mes entrailles.
J'avance, mais à mon rythme, comme je l'ai toujours fait. Je suis certainement plus lent que certains quand il s'agit de choses importantes, mais je préfère regarder où je mets les pieds avant d'avancer.
Oh mon Dieu, je me sens tout bizarre quand je relis le dernier paragraphe. Ce n'est pas moi qui ai écris cela? Si, c'est bien moi. C'est tout le contraire de ce que je pensais être. Je pensais être quelqu'un qui fonçait tête baissée dans tout et qui regardait derrière lui et qui pensait aux conséquences une fois le mur écroulé. Faut croire que j'ai mûri! Certainement une étape de plus qui me permettra de mener mon rêve à bien.
Des affaires de coeur, des affaires professionnelles, des affaires tout court, et surtout un énorme besoin de détente. En gros je ne trouvais pas le temps ou, plutôt, je ne voulais pas trouver le temps pour avancer ici. Et avancer simplement dans mon projet. J'avais besoin de souffler.
Me retrouver avec ce nouveau job et cette précarité en moins sur les épaules a fait que j'ai été euphorique tout ce mois de décembre. Il a fallu que je prenne de nouveaux repères etc... Bon je ne me voile pas la face, il y a aussi le fait que je me sente un peu plus utile, content d'avoir enfin une vision à long terme. Bref tout s'est bousculé en ce dernier mois de l'année 2006
Tout le monde autour de moi pense que c'est génial, et ceci et cela. Heureusement, je suis vite retombé les pieds sur terre. Oui j'ai un nouveau job, avec certaines perspectives, oui j'ai enfin des conditions de travail acceptables, oui c'est plus cool et moins stressant. Mais cela ne reste qu'un job peu passionnant, qui n'est pas du tout ce que je veux faire et où à terme, je serai vite bloqué dans l'évolution et duquel j'aurais vite fait le tour.
Tout ça pour en arriver au point essentiel: non je n'ai pas oublié mon projet. Non, ce n'est pas parce que je suis plus stable professionnellement que je laisse tomber, ou que je reporte. J'ai toujours cette envie au fond de moi qui ne me lâche pas. Même si elle se fait moins pressente par moments, elle est toujours présente, tapie au fond de mon esprit, de mes entrailles.
J'avance, mais à mon rythme, comme je l'ai toujours fait. Je suis certainement plus lent que certains quand il s'agit de choses importantes, mais je préfère regarder où je mets les pieds avant d'avancer.
Oh mon Dieu, je me sens tout bizarre quand je relis le dernier paragraphe. Ce n'est pas moi qui ai écris cela? Si, c'est bien moi. C'est tout le contraire de ce que je pensais être. Je pensais être quelqu'un qui fonçait tête baissée dans tout et qui regardait derrière lui et qui pensait aux conséquences une fois le mur écroulé. Faut croire que j'ai mûri! Certainement une étape de plus qui me permettra de mener mon rêve à bien.
23 décembre 2006
Le temps des fêtes
Le froid qui revient un peu, quelques caribous bus sur un comptoire au détour du marché de Noël et voilà les souvenirs qui affluent et la nostalgie qui me prends.
Heureusement, j'ai pû emporter de la blanche de Chambly que j'ai dégusté ce soir devant un DVD.
Heureusement, j'ai pû emporter de la blanche de Chambly que j'ai dégusté ce soir devant un DVD.
18 décembre 2006
Fake Plastic Trees
Petit parfum de nostalgie ce matin, où j'ai retrouvé les goûts de mon enfance.
Je me préparais pour déjeuner avant de partir gagner durement ma croûte, quand dans l'armoire j'ai retrouvé ça.
Dju, me suis tout de suite retrouvé quand j'avais 7-8 ans, le matin. Une bonne tranche de pain frais, beurée à souhait et j'y versais un déluge de granulés de chocolat. Ensuite, j'essayais de tremper le tout dans ma tasse de Nesquick (avec Grosquick sur la boite - Kill the rabbit) sans trop en renverser sur la table. Et si par malheur ça arrivait (comme tous les matins), je jouais à l'aspirateur vivant sous les hurlements de ma mère.
Ce matin, j'ai pas eu le temps, j'étais trop à la bourre. Mais promis, demain, je réessaye!
Et dire que je ne suis pas chocolat...
Je me préparais pour déjeuner avant de partir gagner durement ma croûte, quand dans l'armoire j'ai retrouvé ça.
Dju, me suis tout de suite retrouvé quand j'avais 7-8 ans, le matin. Une bonne tranche de pain frais, beurée à souhait et j'y versais un déluge de granulés de chocolat. Ensuite, j'essayais de tremper le tout dans ma tasse de Nesquick (avec Grosquick sur la boite - Kill the rabbit) sans trop en renverser sur la table. Et si par malheur ça arrivait (comme tous les matins), je jouais à l'aspirateur vivant sous les hurlements de ma mère.
Ce matin, j'ai pas eu le temps, j'étais trop à la bourre. Mais promis, demain, je réessaye!
Et dire que je ne suis pas chocolat...
17 décembre 2006
En mode ralenti
Prochaine étape, pendant mes congés de fin d'année: passeport, extrait d'acte de naissance et certificat de bonne vie et moeurs.
Je voulais m'en occuper cette semaine, mais je suis malade comme un chien. Le comble quand c'est soit-disant l'hiver et qu'il fait encore 10C°...
Je voulais m'en occuper cette semaine, mais je suis malade comme un chien. Le comble quand c'est soit-disant l'hiver et qu'il fait encore 10C°...
03 décembre 2006
Gaston
Ce matin, petite exploration dans les archives. Chaque fois que je dois aller chercher des papiers dans mes armoires, j'ai l'image de Gaston Lagaffe qui me revient en tête. Peut-être que je suis sa réincarnation...
Anyway, je recherchais mon diplôme pour en faire une copie et la donner à mon nouvel employeur demain matin. Je suis tout d'abord tombé sur les attestations de points relatives à mes études supérieures. J'ai bien pioché, car j'en ai besoin pour mon DCS. Et enfin, je suis retombé sur certains bulletins qui dataient des études secondaires.
C'était assez marrant de relir tout cela, de revoir les cours que j'avais, les points et surtout les appréciations des professeurs. Il en ressort que j'étais fénéant, que quand je voulais bosser un petit peu, mes notes remontaient d'un coup. Que je ne participait pas en classe et que je passais mon temps à bailler aux corneilles. S'il y avait une baisse dans une période, c'était général, pareille quand il y avait une remontée. J'ai toujours fleurté avec la limite acceptable, je suppose que je ne voulais pas me fouler plus qu'il n'en fallait.
En gros, je n'ai jamais cherché à atteindre l'excellence, je donnais juste le petit coup nécessaire pour m'en sortir. Quand ça me plaît: je bosse et quand je m'emmerde, ben... j'en fais le minimum.
Heureusement, les choses ont un peu changé. Maintenant quand je m'emmerde, je m'investis moins, mais je fais quand même du bon boulot. Il suffit de voir les réactions des mes collègues et supérieurs quand je leur ai annoncé que je les quittais, c'était la catastrophe de perdre un bon élément (non je ne me jette pas des fleurs, c'est mon supérieur direct qui me l'a dit).
La différence entre hier et aujourd'hui? Je suis un peu moins dans mon monde, j'ai plus conscience des choses autour de moi. J'ai dit un peu plus, hein, pas trop quand même!
Anyway, je recherchais mon diplôme pour en faire une copie et la donner à mon nouvel employeur demain matin. Je suis tout d'abord tombé sur les attestations de points relatives à mes études supérieures. J'ai bien pioché, car j'en ai besoin pour mon DCS. Et enfin, je suis retombé sur certains bulletins qui dataient des études secondaires.
C'était assez marrant de relir tout cela, de revoir les cours que j'avais, les points et surtout les appréciations des professeurs. Il en ressort que j'étais fénéant, que quand je voulais bosser un petit peu, mes notes remontaient d'un coup. Que je ne participait pas en classe et que je passais mon temps à bailler aux corneilles. S'il y avait une baisse dans une période, c'était général, pareille quand il y avait une remontée. J'ai toujours fleurté avec la limite acceptable, je suppose que je ne voulais pas me fouler plus qu'il n'en fallait.
En gros, je n'ai jamais cherché à atteindre l'excellence, je donnais juste le petit coup nécessaire pour m'en sortir. Quand ça me plaît: je bosse et quand je m'emmerde, ben... j'en fais le minimum.
Heureusement, les choses ont un peu changé. Maintenant quand je m'emmerde, je m'investis moins, mais je fais quand même du bon boulot. Il suffit de voir les réactions des mes collègues et supérieurs quand je leur ai annoncé que je les quittais, c'était la catastrophe de perdre un bon élément (non je ne me jette pas des fleurs, c'est mon supérieur direct qui me l'a dit).
La différence entre hier et aujourd'hui? Je suis un peu moins dans mon monde, j'ai plus conscience des choses autour de moi. J'ai dit un peu plus, hein, pas trop quand même!
29 novembre 2006
Next step
Ca y est, je quitte mon cloaque professionnel. Je ne vais pas au paradis, mais au moins je ne serai plus un travailleur au statut précaire. Ma fonction reste la même, c'est à dire agent dans un call center, il semblerait que je ne sois plus en 1ere ligne mais en seconde. Donc ce ne serait plus moi qui reçevrai les appels, je les donnerai.
Un pas de plus vers le rétablissement d'une situation qui était au départ quasi désespérée. Lundi, je prends fonction dans mes nouvaux quartiers. Cerise sur le gâteau, je vais travailler pour mon fournisseur internet. Au moins je connaîtrai déjà le produit et je lui fait confiance.
Affaire à suivre!
Un pas de plus vers le rétablissement d'une situation qui était au départ quasi désespérée. Lundi, je prends fonction dans mes nouvaux quartiers. Cerise sur le gâteau, je vais travailler pour mon fournisseur internet. Au moins je connaîtrai déjà le produit et je lui fait confiance.
Affaire à suivre!
26 novembre 2006
Stuck in the middle of nowhere
Je n'arrive plus à avancer dans mes démarches pour le moment, j'en suis un peu triste. Deux raisons à cela, deux bien différentes.
La première est que pour le dossier d'immigration nous devons fournir nos relevés de compte des 3 derniers mois et ainsi montrer que nous sommes financièrement viables. Ma situation étant ce qu'elle est (2 ans au chômage), on ne peut pas dire que j'ai réussi à faire des économies durant tout ce temps. C'est même plutôt l'inverse, je me suis retrouvé avec le découvert maximum sur mon compte et avec une tonne de factures impayées. Je ne pensais pas la situation si catastrophique, mais n'étant pas au mieux de ma forme mentale, je ne m'en suis pas rendu compte.
Maintenant, j'ai un boulot de merde, mais un boulot quand même. Un boulot qui me permet de combler le trou qu'il y a dans mon portefeuille. Je devrais même parler de gouffre. Et en 3 mois, j'y suis presque arrivé, il ne me reste que quelques euros pour enfin être à jour et en paix avec moi-même. Je me voyais mal leur donner mes extraits de compte avec une balance négative, même si ce négatif avait tendance à disparaître.
La deuxième est que je n'ai pas encore annoncé à mes parents que je voulais partir. Ce n'est pas que je ne vais pas le faire, loin de là. C'est juste que la situation n'est pas idéale pour le moment. Papa ne va pas bien et je pense que c'est la dernière chose qu'il ai besoin d'entendre pour le moment. Un voyage de vacances (pas pour moi) avait déjà provoqué une crise majeure dernièrement, alors je n'ose pas imaginer une immigration.
Anyway, je vais l'annoncer bientôt car je sens que c'est ça qui me retiens inconsciemment d'avancer. Et je ne peux me permettre d'attendre si je veux respecter mon planning. Le tout c'est de l'annoncer avec douceur et beaucoup de motivation. Et puis, qui sait, je me fais peut-être un film pour rien et cela va bien se passer, mieux que je ne le crois. Juste trouver le bon moment et les bons arguments. Lui montrer que je suis motivé et que c'est cela que je veux et que rien ne me fera changer d'avis!
La première est que pour le dossier d'immigration nous devons fournir nos relevés de compte des 3 derniers mois et ainsi montrer que nous sommes financièrement viables. Ma situation étant ce qu'elle est (2 ans au chômage), on ne peut pas dire que j'ai réussi à faire des économies durant tout ce temps. C'est même plutôt l'inverse, je me suis retrouvé avec le découvert maximum sur mon compte et avec une tonne de factures impayées. Je ne pensais pas la situation si catastrophique, mais n'étant pas au mieux de ma forme mentale, je ne m'en suis pas rendu compte.
Maintenant, j'ai un boulot de merde, mais un boulot quand même. Un boulot qui me permet de combler le trou qu'il y a dans mon portefeuille. Je devrais même parler de gouffre. Et en 3 mois, j'y suis presque arrivé, il ne me reste que quelques euros pour enfin être à jour et en paix avec moi-même. Je me voyais mal leur donner mes extraits de compte avec une balance négative, même si ce négatif avait tendance à disparaître.
La deuxième est que je n'ai pas encore annoncé à mes parents que je voulais partir. Ce n'est pas que je ne vais pas le faire, loin de là. C'est juste que la situation n'est pas idéale pour le moment. Papa ne va pas bien et je pense que c'est la dernière chose qu'il ai besoin d'entendre pour le moment. Un voyage de vacances (pas pour moi) avait déjà provoqué une crise majeure dernièrement, alors je n'ose pas imaginer une immigration.
Anyway, je vais l'annoncer bientôt car je sens que c'est ça qui me retiens inconsciemment d'avancer. Et je ne peux me permettre d'attendre si je veux respecter mon planning. Le tout c'est de l'annoncer avec douceur et beaucoup de motivation. Et puis, qui sait, je me fais peut-être un film pour rien et cela va bien se passer, mieux que je ne le crois. Juste trouver le bon moment et les bons arguments. Lui montrer que je suis motivé et que c'est cela que je veux et que rien ne me fera changer d'avis!
20 novembre 2006
Light Years
Quand je vois des journées comme ces dernières, je n'ai qu'une envie: mettre les voiles au plus vite. Je ferais bien mes valises dans l'heure et partir comme un voleur, sans rien dire à personne.
Un claquement de doigts, je suis à l'aéroport, un autre je débarque sur le tarmac, encore un et je suis dans un petit appart et plaf une nouvelle vie commence.
Ah, il y a des jours où on aime bien se laisser bercer par de doux rêves afin de redescendre léger comme une plume dans la réalité...
Un claquement de doigts, je suis à l'aéroport, un autre je débarque sur le tarmac, encore un et je suis dans un petit appart et plaf une nouvelle vie commence.
Ah, il y a des jours où on aime bien se laisser bercer par de doux rêves afin de redescendre léger comme une plume dans la réalité...
16 novembre 2006
I am what I aim
Peut-être quelques changements en perspective pour moi. Je vais commencer à peut-être mettre un peu plus d'argent de côté et ainsi augmenter ma cagnotte pour le grand départ.
Depuis quelques semaines mon travail de sape commence à porter ses fruits: les offres d'emploi commencent à tomber! Je commençais à désespérer vu la tonne de CV envoyés. Tout ce que je veux c'est quitter l'avant dernier échelon professionnel où je me trouve, acquérir de l'expérience utile pourun une job là-bas, sur ce continent lointain. Quelque chose qui m'évitera de bosser chez Second Cup ou chez Dunkin Donuts (quoi que je suis prêt à le faire si cela se justifie).
Je crois que c'est ça qui me fait le plus peur: ne pas trouver d'emploi une fois arrivé sur place et devoir renoncer à mon rêve.
L'éloignement de la famille et des amis? Ca passe, avec les technologies modernes la distance entre les deux continents s'est réduite. Vive skype, les blogs et les vols transatlantique à prix réduits.
Le logement? Je n'ai pas trop envie de compter sur ma famille, même si ce sera nécessaire dans un premier temps. Mais je compte trouver rapidement une colocation ou un petit 2 1/2.
Bref, ce qui m'ennuie et me fait flipper le plus, c'est de me retrouver inoccupé en arrivant et revivre la situation que j'ai vécue ici durant presque 2 ans. Je devrais pourtant garder confiance, car mon cv éclectique, si effrayant ici est, paraît-il un fameux atout là-bas. Je n'en peux rien moi si j'aime bien découvrir et connaître pleins de domaines. J'aime la diversité! Malheureusement, cet état de fait m'empêche de me spécialiser dans une branche précise. Ma carrière est encore longue, je fais confiance à l'avenir pour me diriger vers le meilleur endroit pour moi. J'ai une bonne étoile qui veille sur moi.
Depuis quelques semaines mon travail de sape commence à porter ses fruits: les offres d'emploi commencent à tomber! Je commençais à désespérer vu la tonne de CV envoyés. Tout ce que je veux c'est quitter l'avant dernier échelon professionnel où je me trouve, acquérir de l'expérience utile pour
Je crois que c'est ça qui me fait le plus peur: ne pas trouver d'emploi une fois arrivé sur place et devoir renoncer à mon rêve.
L'éloignement de la famille et des amis? Ca passe, avec les technologies modernes la distance entre les deux continents s'est réduite. Vive skype, les blogs et les vols transatlantique à prix réduits.
Le logement? Je n'ai pas trop envie de compter sur ma famille, même si ce sera nécessaire dans un premier temps. Mais je compte trouver rapidement une colocation ou un petit 2 1/2.
Bref, ce qui m'ennuie et me fait flipper le plus, c'est de me retrouver inoccupé en arrivant et revivre la situation que j'ai vécue ici durant presque 2 ans. Je devrais pourtant garder confiance, car mon cv éclectique, si effrayant ici est, paraît-il un fameux atout là-bas. Je n'en peux rien moi si j'aime bien découvrir et connaître pleins de domaines. J'aime la diversité! Malheureusement, cet état de fait m'empêche de me spécialiser dans une branche précise. Ma carrière est encore longue, je fais confiance à l'avenir pour me diriger vers le meilleur endroit pour moi. J'ai une bonne étoile qui veille sur moi.
12 novembre 2006
In hiding
Demain, demain, demain.Que va-t-il se passer demain? Où vais-je être? Est-ce que ce sera semblable à la vie que j'imagine?
Non, je ne pense pas, mais ça pourrait y sembler. Je ne m'attends pas à grand-chose en fait.
Je sais que je vais devoir tout recommencer à zéro. Ca, j'y suis préparé, je ne fais que ça depuis que je suis né. On prends quelque chose, on construit et une fois qu'on obtient le résultat voulu, on fait table rase, et on reprend un cycle. Non, que je sois un éternel insatisfait, loin de là, c'est même le contraire je crois. Je me plains rarement de ma condition, de ce que j'ai. C'est juste que quand j'ai atteint l'objectif que je me suis fixé, je ne cherche pas à l'améliorer, je passe à autre chose car j'ai fait le tour de la chose. Je suis un gros zappeur.
Ce qui me plaît dans mon projet des îles Moukmouk, c'est qu'il est semblable à des poupées russes. Une fois ouverte la plus grande (mon départ), il en reste plein d'autres à ouvrir. Ici, je ne sais pas pourquoi j'ai l'impression d'être coincé, de tenter d'en ouvrir une en croyant qu'il y en a beaucoup d'autres cachées à l'intérieur, alors que c'est la dernière.
Non, je ne pense pas, mais ça pourrait y sembler. Je ne m'attends pas à grand-chose en fait.
Je sais que je vais devoir tout recommencer à zéro. Ca, j'y suis préparé, je ne fais que ça depuis que je suis né. On prends quelque chose, on construit et une fois qu'on obtient le résultat voulu, on fait table rase, et on reprend un cycle. Non, que je sois un éternel insatisfait, loin de là, c'est même le contraire je crois. Je me plains rarement de ma condition, de ce que j'ai. C'est juste que quand j'ai atteint l'objectif que je me suis fixé, je ne cherche pas à l'améliorer, je passe à autre chose car j'ai fait le tour de la chose. Je suis un gros zappeur.
Ce qui me plaît dans mon projet des îles Moukmouk, c'est qu'il est semblable à des poupées russes. Une fois ouverte la plus grande (mon départ), il en reste plein d'autres à ouvrir. Ici, je ne sais pas pourquoi j'ai l'impression d'être coincé, de tenter d'en ouvrir une en croyant qu'il y en a beaucoup d'autres cachées à l'intérieur, alors que c'est la dernière.
Leash
Depuis que je sais que je veux partir, j'ai un autre regard sur tout ce qui m'entourre, surtout en ce qui concerne les paysages, bâtiments, les gens, etc...
Comme d'habitude je passe dans des quartiers que je connais, j'emprunte des routes maintes fois parcourues, je me rends dans mes endroits habituels et je remarque une multitude de détails inconnus à mes yeux. Enfin, inconnus pas tant que cela, ils faisaient simplement partie du décor mais, mon regard ne s'attardait pas dessus.
Processus inconscient que cette cécité partiellement abolie. C'est comme si mon esprit libéré, comptait garder tous ces détails pour que je puisse, une fois loin de chez moi, me remémorer comme il était doux de vivre dans cet environnement disgrâcieux.
Drôle de sensation que ces images d'un quotidien qui s'entrechoque avec celles un passé proche pour former un futur incertain...
Comme d'habitude je passe dans des quartiers que je connais, j'emprunte des routes maintes fois parcourues, je me rends dans mes endroits habituels et je remarque une multitude de détails inconnus à mes yeux. Enfin, inconnus pas tant que cela, ils faisaient simplement partie du décor mais, mon regard ne s'attardait pas dessus.
Processus inconscient que cette cécité partiellement abolie. C'est comme si mon esprit libéré, comptait garder tous ces détails pour que je puisse, une fois loin de chez moi, me remémorer comme il était doux de vivre dans cet environnement disgrâcieux.
Drôle de sensation que ces images d'un quotidien qui s'entrechoque avec celles un passé proche pour former un futur incertain...
02 novembre 2006
Employable(?)
Comme il est toujours de bon ton, de pousser la porte d'une société de recrutement et de croiser son patron quand on a la main sur la poigné de porte...
Faut avoir l'esprit vif et quelques croissants dans son sac à dos! Effet garanti.
Faut avoir l'esprit vif et quelques croissants dans son sac à dos! Effet garanti.
30 octobre 2006
Unemployable
Je ne pensais pas que c'était si dur d'obtenir des attestations de travail!
J'ai envoyé à tous mes employeurs une demande pour obtenir une attestation, comme quoi j'ai bien travaillé chez eux, c'était il y a deux semaines. J'avais dans l'idée que quelques jours suffiraient. Oui, je sais, je suis optimiste, mais il ne s'agit que d'un papier qui mentionne les dates de début et de fin du travail avec la signature du responsable. Rien de bien compliqué quoi. Surtout qu'il n'y avait pas de travail en noir ni rien d'autre d'illégal.
J'avais lu plusieurs fois que réunir tous les papiers pour constituer le dossier étaient long et difficile. A l'époque, il me semblait qu'avec de la méthode cela devait être facile... Je vais devoir retravailler mes objectifs.
*Update*
Ca y est, fallait juste que je râle un coup. Je viens de recevoir la première des attestations. Olé!
J'ai envoyé à tous mes employeurs une demande pour obtenir une attestation, comme quoi j'ai bien travaillé chez eux, c'était il y a deux semaines. J'avais dans l'idée que quelques jours suffiraient. Oui, je sais, je suis optimiste, mais il ne s'agit que d'un papier qui mentionne les dates de début et de fin du travail avec la signature du responsable. Rien de bien compliqué quoi. Surtout qu'il n'y avait pas de travail en noir ni rien d'autre d'illégal.
J'avais lu plusieurs fois que réunir tous les papiers pour constituer le dossier étaient long et difficile. A l'époque, il me semblait qu'avec de la méthode cela devait être facile... Je vais devoir retravailler mes objectifs.
*Update*
Ca y est, fallait juste que je râle un coup. Je viens de recevoir la première des attestations. Olé!
24 octobre 2006
Evacuation
Si je veux vivre ma grande aventure dans des conditions optimales, il faut que je change certains aspects de ma vie. Le plus urgent pour l'instant est l'aspect administratif. Je dois avouer que toutes ces lettres qui arrivent dans ma boîte aux lettres, si elles ne révèlent aucun intérêt (comme les factures par exemple) s'empile et font ce qu'on pourrait appeler le Mont-Courrier sur mon bureau.
Cela fait déjà deux semaines que j'ai commencer à escalader le Mont-Courrier, que j'ai répertorié chaque chemin, chaque crevasse. Aujourd'hui il était temps d'ouvrir des voies sûres.
Armé de mon agrapheuse, de ma trou-trouteuse et de classeurs, j'ai tout trié (enfin presque), tout rangé (enfin presque) et tout payé (enfin presque). Il était temps que je me conduise en adulte responsable et au budget équilibré.
Je pense être presque arrivé à évacuer tous ces virements qui attendaient leur tour. Maintenant, je vais pouvoir mettre de côté le capital nécessaire à financer le projet.
Et hop, l'air de rien, encore une marche de franchie.
Cela fait déjà deux semaines que j'ai commencer à escalader le Mont-Courrier, que j'ai répertorié chaque chemin, chaque crevasse. Aujourd'hui il était temps d'ouvrir des voies sûres.
Armé de mon agrapheuse, de ma trou-trouteuse et de classeurs, j'ai tout trié (enfin presque), tout rangé (enfin presque) et tout payé (enfin presque). Il était temps que je me conduise en adulte responsable et au budget équilibré.
Je pense être presque arrivé à évacuer tous ces virements qui attendaient leur tour. Maintenant, je vais pouvoir mettre de côté le capital nécessaire à financer le projet.
Et hop, l'air de rien, encore une marche de franchie.
18 octobre 2006
Big Wave
Ca y est, la chasse au papier qui vont constituer ma demande de sélection a commencé. C'est assez bizarre comme sensation, car je comprends que maintenant, c'est fini de rigoler, les choses sérieuses commencent. C'est un tout autre sentiment qui m'habite. Plus d'euphorie, mais des phrases du genre: est-ce que ça va marcher? Fais-je le bon choix? Bref, du doute au moment de commencer cette étape, ce qui je crois est un peu normal vu qu'on rentre dans le vif du sujet. Je dois avouer que j'ai eu un petit moment d'hésitation, une petite peur, mais cela n'a pas duré longtemps.
Envoyer des demandes dans les compagnies qui m'ont employé ces dix dernières années afin d'obtenir une attestation de travail. Je vais aussi devoir passer par les fameuses administrations belges pour les extraits de naissance et autres papiers. Je sens que cela va me prendre quelques semaines afin de tout rassembler.
En route!
Envoyer des demandes dans les compagnies qui m'ont employé ces dix dernières années afin d'obtenir une attestation de travail. Je vais aussi devoir passer par les fameuses administrations belges pour les extraits de naissance et autres papiers. Je sens que cela va me prendre quelques semaines afin de tout rassembler.
En route!
16 octobre 2006
Small Town
Ce matin, une amie vient de me poser ces questions... dans le même ordre et tout, sorti de nulle part.
"- C'est bien que tu sois si motivé qu'elle m'a dit, mais je suis un peu triste.
-Pourquoi?
-Parce qu'on ne se verra plus
-...
-tu comptes quand même revenir de temps en temps?
-ben oui, rien que pour t'emmerder! Ca vaut le coup."
"- C'est bien que tu sois si motivé qu'elle m'a dit, mais je suis un peu triste.
-Pourquoi?
-Parce qu'on ne se verra plus
-...
-tu comptes quand même revenir de temps en temps?
-ben oui, rien que pour t'emmerder! Ca vaut le coup."
12 octobre 2006
La réunion
En gros, c'est assez simple. Comme écrit dans le poste précédent, tout ce qui y a été évoqué je le savais déjà. Il n'y a que quelques points de détails, des petites questions bien précises que je me posais et qui ont été éclaircies.
Je n'irai pas dire que c'était du temps perdu. Cela m'a permis de me confronter à une réalité plus officielle. Je sais que tout était un peu enjolivé, il ne faut pas oublier qu'ils vendent leur pays, leur produit.
Pour moi c'était le début officiel des démarches. Voilà, je suis en plein dedans. Je dois juste attendre lundi avant de remplir la demande, car les critères vont changer d'ici là.
Par contre, j'ai été saisé par le nombre impressionnant de personnes seules et surtout de sexe masculin. Je crois avoir dénombré 3 femmes en tout sur la 80aine de participants, quelques familles, une bonne moitié de couples et le reste, c'étaient des hommes seuls comme moi.
Est-ce que les filles sont plus frileuses? Les hommes plus aventuriers? Et ces couples, qui est le pousseur et l'autre le frein? Ont-ils envie tout les deux de partir ou il y en a un qui fait cela pour faire plaisir à l'autre? Et dans le tas, combien entameront les procédures? Combien seront sélectionnés? Combien partiront?
Quelles sont les motivations de ces personnes là, pour partir, tout recommencer à zéro? Est-ce les mêmes que moi? Ca me fait dire que je n'ai pas encore étalé les raisons qui me poussent à quitter ce pays pour me retrouver loin de tout. Elles sont multiples, variée, justifiées ou non, peut-être futiles aux yeux de certains, importantes pour d'autres. L'important est que je continue à croire à mon projet, que je le mène à son terme, que je fasse l'expérience. Ainsi je serai fixé. Et si j'échoue, je n'exclu pas cette possibilité, j'aurais au moins tenté quelque chose pour améliorer mon quotidien, ma qualité de vie. Je ne serai pas resté les bras croisés à me lamenter.
Je sais que l'énergie que je vais dépenser dans ces démarches n'est qu'un petit bout de l'effort que je vais devoir fournir. Ce n'est pas parce que je vais déposer le pied sur le sol québécois en qualité de résident permanent que tout va se jouer, que tous les engrenages vont s'enclencher naturellement. Je vais devoir redoubler d'efforts pour d'abord trouver une petite job qui me permettra de survivre et acquérir de l'expérience sur le sol québécois. Ensuite, je pourrais faire valoir cette dernière pour viser un poste un peu plus dans mes cordes et ainsi gravir les divers échelons qui me permettront peut-être d'avoir la vie que je souhaite.
Disons que maintenant, j'entre dans le purgatoir de ma nouvelle vie, je suis en transit.
Je n'irai pas dire que c'était du temps perdu. Cela m'a permis de me confronter à une réalité plus officielle. Je sais que tout était un peu enjolivé, il ne faut pas oublier qu'ils vendent leur pays, leur produit.
Pour moi c'était le début officiel des démarches. Voilà, je suis en plein dedans. Je dois juste attendre lundi avant de remplir la demande, car les critères vont changer d'ici là.
Par contre, j'ai été saisé par le nombre impressionnant de personnes seules et surtout de sexe masculin. Je crois avoir dénombré 3 femmes en tout sur la 80aine de participants, quelques familles, une bonne moitié de couples et le reste, c'étaient des hommes seuls comme moi.
Est-ce que les filles sont plus frileuses? Les hommes plus aventuriers? Et ces couples, qui est le pousseur et l'autre le frein? Ont-ils envie tout les deux de partir ou il y en a un qui fait cela pour faire plaisir à l'autre? Et dans le tas, combien entameront les procédures? Combien seront sélectionnés? Combien partiront?
Quelles sont les motivations de ces personnes là, pour partir, tout recommencer à zéro? Est-ce les mêmes que moi? Ca me fait dire que je n'ai pas encore étalé les raisons qui me poussent à quitter ce pays pour me retrouver loin de tout. Elles sont multiples, variée, justifiées ou non, peut-être futiles aux yeux de certains, importantes pour d'autres. L'important est que je continue à croire à mon projet, que je le mène à son terme, que je fasse l'expérience. Ainsi je serai fixé. Et si j'échoue, je n'exclu pas cette possibilité, j'aurais au moins tenté quelque chose pour améliorer mon quotidien, ma qualité de vie. Je ne serai pas resté les bras croisés à me lamenter.
Je sais que l'énergie que je vais dépenser dans ces démarches n'est qu'un petit bout de l'effort que je vais devoir fournir. Ce n'est pas parce que je vais déposer le pied sur le sol québécois en qualité de résident permanent que tout va se jouer, que tous les engrenages vont s'enclencher naturellement. Je vais devoir redoubler d'efforts pour d'abord trouver une petite job qui me permettra de survivre et acquérir de l'expérience sur le sol québécois. Ensuite, je pourrais faire valoir cette dernière pour viser un poste un peu plus dans mes cordes et ainsi gravir les divers échelons qui me permettront peut-être d'avoir la vie que je souhaite.
Disons que maintenant, j'entre dans le purgatoir de ma nouvelle vie, je suis en transit.
10 octobre 2006
Un provincial chez les capitaleux
Aujourd'hui était Le jour. Le jour tant attendu, qui m'a valu mille millard de pesnées. Mais aujourd'hui rien. Au boulot, je n'y ai même pas pensé. Je me suis rendu compte à 16h30 que j'avais oublié d'imprimer les documents demandés pour aller à la réunion de la délégation du Québec à Bruxelles. Pire encore, je n'avais pas imprimé le plan pour y aller (obligatoire quand un provincial monte sur la capitale).
Me voilà donc parti pour Bruxelles, en plein quartier européen. Je décide de garer ma voiture dans une rue transversale et de marcher un peu. J'avais prévu large dans mon horaire. Départ à 16h30 de Liège pour arriver aux alentours de 18h30 - 19h. On ne sait jamais, avec tous les embouteillages qu'il y a dans cette ville, surtout sur l'axe rouge, ma destination. Bref, c'était assez fluide et je suis arrivé 30 min en avance sur mes prévisions. J'aime autant être en avance, c'est toujours mieux.
Après une hésitation, et une demande, je trouve mon chemin et arrive sur l'avenue demandée. Là, gros stress! Comme un con que je suis, j'ai oublié d'imprimer le mail avec l'adresse exacte, le numéro de l'immeuble quoi. Je me dis que c'est pas trop mal d'être arrivé en avance, surtout quand on voit la taille de l'avenue.
Je me mets même à douter d'être dans les temps. Dans mon cerveau un peu malade j'établis des plans: faire l'avenue et regarder où les gens se rassemblent. Malheureusement, c'est l'heure de sortie des bureaux donc raté. J'essaye de repérer des drapeaux, mais le seul que je vois est celui de l'ambassade américaine, toujours surveillée comme au lendemain du 11/09.
Autre plan vite abandonné, rentrer chez moi bredouille, ce n'est pas un petit pépin qui va me faire renoncer. Sinon autant abandonner tout de suite. Ensuite il me revient en tête que pour imprimer les documents j'avais dû me les envoyer par mail. Mais à qui je fais assez confiance pour donner mon login et mon password? Et surtout qui est devant son PC à cette heure pour me donner le numéro de l'immeuble?
Carramba, encore raté. Je m'asseois donc sur un banc et je réfléchis. Là j'ai souvenir d'avoir vu qu'il existait une version wap/gprs de gmail. Ben tiens, mon téléphone portable a justement cette fonction. On va donc voir. Je me connecte, je fais une recherche et tombe finalement sur gmail. Génial la technologie, je peux lire mes mails à distance, j'adore!
J'apprends donc que le numéro de l'immeuble est le 46. Je regarde devant moi pour me repérer. Avec mon bol, je suis devant le 2645 et là, j'aurais un vrai retard. Je lève les yeux et tombe devant le... 46. Franchement cool, je n'ai plus qu'à attendre une 15 aine de minutes et c'est bon.
En gros, la réunion n'a eu que pour effet de confirmer que ce que je savais déjà. Mais cela fait du bien d'entendre de manière officielle les informations glânée ci et là sur le web. Mes impressions? Plus tard, je suis fatigué d'être parti travailler à 7h00 ce matin et de n'être revenu qu'à 22h45. En conclusion, la réunion a eu pour effet de confirmer ma décision et de me rendre un peu plus impatient.
Me voilà donc parti pour Bruxelles, en plein quartier européen. Je décide de garer ma voiture dans une rue transversale et de marcher un peu. J'avais prévu large dans mon horaire. Départ à 16h30 de Liège pour arriver aux alentours de 18h30 - 19h. On ne sait jamais, avec tous les embouteillages qu'il y a dans cette ville, surtout sur l'axe rouge, ma destination. Bref, c'était assez fluide et je suis arrivé 30 min en avance sur mes prévisions. J'aime autant être en avance, c'est toujours mieux.
Après une hésitation, et une demande, je trouve mon chemin et arrive sur l'avenue demandée. Là, gros stress! Comme un con que je suis, j'ai oublié d'imprimer le mail avec l'adresse exacte, le numéro de l'immeuble quoi. Je me dis que c'est pas trop mal d'être arrivé en avance, surtout quand on voit la taille de l'avenue.
Je me mets même à douter d'être dans les temps. Dans mon cerveau un peu malade j'établis des plans: faire l'avenue et regarder où les gens se rassemblent. Malheureusement, c'est l'heure de sortie des bureaux donc raté. J'essaye de repérer des drapeaux, mais le seul que je vois est celui de l'ambassade américaine, toujours surveillée comme au lendemain du 11/09.
Autre plan vite abandonné, rentrer chez moi bredouille, ce n'est pas un petit pépin qui va me faire renoncer. Sinon autant abandonner tout de suite. Ensuite il me revient en tête que pour imprimer les documents j'avais dû me les envoyer par mail. Mais à qui je fais assez confiance pour donner mon login et mon password? Et surtout qui est devant son PC à cette heure pour me donner le numéro de l'immeuble?
Carramba, encore raté. Je m'asseois donc sur un banc et je réfléchis. Là j'ai souvenir d'avoir vu qu'il existait une version wap/gprs de gmail. Ben tiens, mon téléphone portable a justement cette fonction. On va donc voir. Je me connecte, je fais une recherche et tombe finalement sur gmail. Génial la technologie, je peux lire mes mails à distance, j'adore!
J'apprends donc que le numéro de l'immeuble est le 46. Je regarde devant moi pour me repérer. Avec mon bol, je suis devant le 2645 et là, j'aurais un vrai retard. Je lève les yeux et tombe devant le... 46. Franchement cool, je n'ai plus qu'à attendre une 15 aine de minutes et c'est bon.
En gros, la réunion n'a eu que pour effet de confirmer que ce que je savais déjà. Mais cela fait du bien d'entendre de manière officielle les informations glânée ci et là sur le web. Mes impressions? Plus tard, je suis fatigué d'être parti travailler à 7h00 ce matin et de n'être revenu qu'à 22h45. En conclusion, la réunion a eu pour effet de confirmer ma décision et de me rendre un peu plus impatient.
03 octobre 2006
Y'a des jours aussi...
Il y a des jours aussi où quand tu demandes au boulot pour terminer le 10/10 à 16h30 pour pouvoir te rendre à la réunion du BIQ, où on te dit que c'est OK, et que quand tu tombes sur l'horaire tu vois que tu termines à 18h30, tu te poses pas mal de questions!
Y'a des jours où...
Il y a des jours où j'aimerais ne jamais avoir touché un ordinateur de ma vie.
Il y a des jours où j'aimerais être un vrai béotien!
Est-ce que je demande à mon copain cuisinier de venir faire la cuisine chez moi le soir?
Est-ce que je demande à mon amie psy de faire ma psychanalyse 2 fois semaine?
Est-ce que je demande à mon frère de me dessiner une maison tous les ans?
Est-ce que je demande à mon père de vérifier tous les câblages électriques tous les 3 mois?
Est-ce que je demande à ma mère de garder mes gosses tous les jours?
Est-ce que je demande à ma cousine de me donner des cours d'orthographe, de grammaire et de calcul?
Est-ce que je demande à mon meilleur ami de planifier et d'optimiser mes trajets en voiture?
Est-ce que je demande à mon ami médecin des check-ups tous les mois?
Est-ce que je demande à ma tante de gérer mon compte en banque et à l'autre de venir faire le ménage chez moi?
Est-ce que je demande à ma cousine de me trouver un moyen pour payer moins d'impôts chaque année?
Les gens ne savent pas se débrouiller seuls? Bande d'assistés!
Le boulot et la passion font bon ménage, mais le boulot après le boulot tue la passion!
Il y a des jours où j'aimerais être un vrai béotien!
Est-ce que je demande à mon copain cuisinier de venir faire la cuisine chez moi le soir?
Est-ce que je demande à mon amie psy de faire ma psychanalyse 2 fois semaine?
Est-ce que je demande à mon frère de me dessiner une maison tous les ans?
Est-ce que je demande à mon père de vérifier tous les câblages électriques tous les 3 mois?
Est-ce que je demande à ma mère de garder mes gosses tous les jours?
Est-ce que je demande à ma cousine de me donner des cours d'orthographe, de grammaire et de calcul?
Est-ce que je demande à mon meilleur ami de planifier et d'optimiser mes trajets en voiture?
Est-ce que je demande à mon ami médecin des check-ups tous les mois?
Est-ce que je demande à ma tante de gérer mon compte en banque et à l'autre de venir faire le ménage chez moi?
Est-ce que je demande à ma cousine de me trouver un moyen pour payer moins d'impôts chaque année?
Les gens ne savent pas se débrouiller seuls? Bande d'assistés!
Le boulot et la passion font bon ménage, mais le boulot après le boulot tue la passion!
02 octobre 2006
Fonds de greniers
Une des questions sur mon départ, que je me pose est la suivant: que dois-je faire de mes affaires quand (si) je vais partir? Est-ce que je prends tout avec moi, ou tout au moins une partie? Je mets tout en dépôt chez mes parents, mon frère, mes amis? Est-ce que je vends une partie, ou tout?
Pour le moment, je suis dans l'optique de ventre tout, quasi tout. Il n'y a pas une babiolle à laquelle je suis attaché. Enfin, je crois. Il n'y a que quelques trucs dont je ne sais pas quoi faire: mes livres, mes BDs et mes CDs, surtout mes CDs! Les photos, c'est tout plat, ça rentre dans une valise. Par contre, les livres et les CDs, ça prends de la place et en plus c'est lourd. Est-ce que cela vaut le coup de faire le shippment par bateau? Ce n'est pas un peu trop cher pour le prix coutant de l'objet? Les cd, je peux toujours les mettre en mp3 sur un disque dur (enfin, ce que je n'ai pas encore numérisés).
Les bibliothèques et autres fournitures, du bête matos de chez Ikea, c'est OK! Elles partiront sur E-Bay ou dans la famille pour dépanner quelqu'un. Le desktop, ce vieux masthodonte, qui a muté pas mal de fois, lui sera certainemet revendu pour faire place à un laptop. Le babyfoot, je lui ai déjà trouvé une maison d'accueil et un nouveau papa qui est très content de cette garde. Idem pour le matelas, je pense qu'il ira chez mon frère et servira bien les jours de guindaille.
Bon, ben voilà une question plus ou moins réglée. Il y en a une autre aussi: Les lunettes et la visite chez l'ophtalmo. Les ayant déchirées hier (je crois qu'on peut utiliser ce mot) j'ai du en faire refaire aujourd'hui.
C'est fou, j'ai l'impression que je n'ai jamais vu aussi net! Qu'est-ce qu'on voit bien!!! J'en suis encore tout retourné.
Ah oui, j'oubliais, la cave à vins, je la boirai bien entendu :D
Pour le moment, je suis dans l'optique de ventre tout, quasi tout. Il n'y a pas une babiolle à laquelle je suis attaché. Enfin, je crois. Il n'y a que quelques trucs dont je ne sais pas quoi faire: mes livres, mes BDs et mes CDs, surtout mes CDs! Les photos, c'est tout plat, ça rentre dans une valise. Par contre, les livres et les CDs, ça prends de la place et en plus c'est lourd. Est-ce que cela vaut le coup de faire le shippment par bateau? Ce n'est pas un peu trop cher pour le prix coutant de l'objet? Les cd, je peux toujours les mettre en mp3 sur un disque dur (enfin, ce que je n'ai pas encore numérisés).
Les bibliothèques et autres fournitures, du bête matos de chez Ikea, c'est OK! Elles partiront sur E-Bay ou dans la famille pour dépanner quelqu'un. Le desktop, ce vieux masthodonte, qui a muté pas mal de fois, lui sera certainemet revendu pour faire place à un laptop. Le babyfoot, je lui ai déjà trouvé une maison d'accueil et un nouveau papa qui est très content de cette garde. Idem pour le matelas, je pense qu'il ira chez mon frère et servira bien les jours de guindaille.
Bon, ben voilà une question plus ou moins réglée. Il y en a une autre aussi: Les lunettes et la visite chez l'ophtalmo. Les ayant déchirées hier (je crois qu'on peut utiliser ce mot) j'ai du en faire refaire aujourd'hui.
C'est fou, j'ai l'impression que je n'ai jamais vu aussi net! Qu'est-ce qu'on voit bien!!! J'en suis encore tout retourné.
Ah oui, j'oubliais, la cave à vins, je la boirai bien entendu :D
29 septembre 2006
McJob McCalls McLife
C'est pas facile tous les jours d'être enterré dans un job qu'on n'aime pas. Je n'ai pas le choix pour l'instant, c'est le seul lien entre moi et mon rêve. C'est ce qui me permet de me dire un jour peut-être, demain sûrement!
Donc je suis là, dans mon trou professionnel: les call-center sont fait pour les rebus en informatique, ceux qui ne savent pas aller ailleurs. Et moi je suis dans la boîte la plus excécrable qui soit, la dernière des sociétés, celle où personne ne veut aller. Pour encore continuer, je suis dans le pire des services, la poubelle. Le service qui ne peut pas transférer ses appels, mais celui qui reçoit les appels des autres services qui sont débordés en plus des sien.
Je ne suis pas trop à plaindre pourtant, car au moins je travail. Même si je n'aime pas, même si tous les jours je me dit qu'il sera le dernier, même si 3 fois par jour j'ai envie de me pendre avec le câble du téléphone, même si quand je suis là, je ne réfléchis pas.
Il y a quand même certains avantages. Je peux quitter quand je veux au pire avec 3 jours de préavis, au mieux un lundi je ne resigne pas mon contrat. Je gagne plus qu'au chômage même si en terme de dépenses je ne vois pas grand chose de neuf vu que je résorbe mon découvert puis je mets de côté (mais au moins maintenant je sais payer mes factures en temps et en heure). Je pratique de l'anglais actif avec certains clients au téléphone et aussi avec les collègues neerlandais (bonne préparation pour l'avenir). Et enfin, je me bouge le cul niveau emploi, je suis plus motivé que jamais pour envoyer des CV et sortir de là.
En gros, ce n'est pas le pied, mais ça fait avancer.
Donc je suis là, dans mon trou professionnel: les call-center sont fait pour les rebus en informatique, ceux qui ne savent pas aller ailleurs. Et moi je suis dans la boîte la plus excécrable qui soit, la dernière des sociétés, celle où personne ne veut aller. Pour encore continuer, je suis dans le pire des services, la poubelle. Le service qui ne peut pas transférer ses appels, mais celui qui reçoit les appels des autres services qui sont débordés en plus des sien.
Je ne suis pas trop à plaindre pourtant, car au moins je travail. Même si je n'aime pas, même si tous les jours je me dit qu'il sera le dernier, même si 3 fois par jour j'ai envie de me pendre avec le câble du téléphone, même si quand je suis là, je ne réfléchis pas.
Il y a quand même certains avantages. Je peux quitter quand je veux au pire avec 3 jours de préavis, au mieux un lundi je ne resigne pas mon contrat. Je gagne plus qu'au chômage même si en terme de dépenses je ne vois pas grand chose de neuf vu que je résorbe mon découvert puis je mets de côté (mais au moins maintenant je sais payer mes factures en temps et en heure). Je pratique de l'anglais actif avec certains clients au téléphone et aussi avec les collègues neerlandais (bonne préparation pour l'avenir). Et enfin, je me bouge le cul niveau emploi, je suis plus motivé que jamais pour envoyer des CV et sortir de là.
En gros, ce n'est pas le pied, mais ça fait avancer.
28 septembre 2006
Le fada des îles
J'aime les îles, d'ailleurs j'habite sur une île. D'accord en pleine ville, mais c'est une île quand même. Les continents ne sont-ils pas des îles?
Les Iles Moukmouk me ramènent loin en arrière, c'était en 1995. L'été 1995, et le mois d'août pour être un peu précis, le jour je l'ai oublié. Quoi qu'il doit traîner dans un vieu calepin, au fond d'un tirroir oublié.
C'est là, dans la cour d'une ferme en Montérégie que j'ai entendu pour la 1ère fois ce lieu mistérieux. J'attendais le départ, un peu curieux de l'endroit où nous nous rendions mon cousin, son camion (un 8 tonnes?) et moi.
- Les Iles Moukmouk, qu'il me répond!
- ... ben euh ... ok.
- Mais d'abord on doit charger le camion.
Nous voilà arrivés au dépôt. On charge les différents sacs à l'arrière du camion (lourde tâche qui plus est), et en route pour l'aventure. On roule dans la campagne. On roule des heures en s'arrêtant de temps en temps dans une ferme pour décharger quelques sacs.
J'observe le paysage, curieux de découvrir un pays que je ne connais pas, une campagne merveilleuse. L'outback québécois en sorte.
Je vois bien quelques rivières lacs, mais surtout je vois des étendues vertes, quelque fois boisées. A chaque pont que l'on traverse, j'espère. Arrivé au bout je déchante, ce n'est qu'un racourci pour traverser une petite baie. Jamais je ne les ai vues, elle sont restées pour moi une chimère, même quand en fin de journée, j'ai posé la question fatidique. Je m'étais bien fourvoyé sur ce lieu perdu au milieu de nulle part.
Voilà mon ignorance dévoilée au monde entier, et aux québécois en particulier. Mais bon, pour moi elles sont restées ce lieu reculé de tout. Rêve fou d'un pari qui l'est tout autant. Elles sont un mirage, mais pourtant tellement proche, je n'ai qu'à tendre la main un peu plus fort pour les effleurer.
M'en fout, la prochaine fois, j'irai à Houtsiplou-les-bains-de-pieds, ou à Saint-trou-trou-les-meuh-meuh!
Les Iles Moukmouk me ramènent loin en arrière, c'était en 1995. L'été 1995, et le mois d'août pour être un peu précis, le jour je l'ai oublié. Quoi qu'il doit traîner dans un vieu calepin, au fond d'un tirroir oublié.
C'est là, dans la cour d'une ferme en Montérégie que j'ai entendu pour la 1ère fois ce lieu mistérieux. J'attendais le départ, un peu curieux de l'endroit où nous nous rendions mon cousin, son camion (un 8 tonnes?) et moi.
- Les Iles Moukmouk, qu'il me répond!
- ... ben euh ... ok.
- Mais d'abord on doit charger le camion.
Nous voilà arrivés au dépôt. On charge les différents sacs à l'arrière du camion (lourde tâche qui plus est), et en route pour l'aventure. On roule dans la campagne. On roule des heures en s'arrêtant de temps en temps dans une ferme pour décharger quelques sacs.
J'observe le paysage, curieux de découvrir un pays que je ne connais pas, une campagne merveilleuse. L'outback québécois en sorte.
Je vois bien quelques rivières lacs, mais surtout je vois des étendues vertes, quelque fois boisées. A chaque pont que l'on traverse, j'espère. Arrivé au bout je déchante, ce n'est qu'un racourci pour traverser une petite baie. Jamais je ne les ai vues, elle sont restées pour moi une chimère, même quand en fin de journée, j'ai posé la question fatidique. Je m'étais bien fourvoyé sur ce lieu perdu au milieu de nulle part.
Voilà mon ignorance dévoilée au monde entier, et aux québécois en particulier. Mais bon, pour moi elles sont restées ce lieu reculé de tout. Rêve fou d'un pari qui l'est tout autant. Elles sont un mirage, mais pourtant tellement proche, je n'ai qu'à tendre la main un peu plus fort pour les effleurer.
M'en fout, la prochaine fois, j'irai à Houtsiplou-les-bains-de-pieds, ou à Saint-trou-trou-les-meuh-meuh!
Tous comme moi
Pour tous les alcolos de la terre,
Pour tous les fêlés du verre,
un seule rendez-vous ! Non pas les Alcooliques Anonymes, ce qui me ferait peut-être du bien...
Pour tous les fêlés du verre,
un seule rendez-vous ! Non pas les Alcooliques Anonymes, ce qui me ferait peut-être du bien...
26 septembre 2006
Sacré Albert, tu avais raison!
C'est fou comme le temps passe vite... quand on n'a pas d'échéance à attendre. Là, je sais que le 10 j'ai la réunion au BIQ et j'ai l'impression que c'est dans un siècle et demi. Un peu comme les gosses qui se réveillent le matin de Noël à 5h du mat et qui doivent attendre 7h pour descendre et aller voir les cadeaux sous le sapin!
N'est-ce pas ce Einstein qui disait (ou quelque chose dans ce goût là) : "Mettez la main sur une cuisinière bouillante pendant une minute et vous avez l'impression que cela dure une heure. Maintenant restez 1h à côté de la plus jolie fille, et cela vous semblera une minute..."
N'est-ce pas ce Einstein qui disait (ou quelque chose dans ce goût là) : "Mettez la main sur une cuisinière bouillante pendant une minute et vous avez l'impression que cela dure une heure. Maintenant restez 1h à côté de la plus jolie fille, et cela vous semblera une minute..."
25 septembre 2006
Triturage de cerveau
Les questions existentielles que je me pose... J'y réfléchissait justement et je pensais en faire un petit billet quand on me dit par email: "Tu sembles te poser beaucoup de questions existentielles".
Après y avoir bien réfléchi, il me semble qu'il est normal de s'en poser lorsqu'on entreprend un changement aussi radical dans sa vie. Je pense que le contraire serait anormal, sutout pour moi qui me pose toujours 46.000 questions sur n'importe quel petit événement si insignifiant soit-il.
Je sais que je vais m'en poser encore des tonnes. Certaines vont revenir encore et encore tandis que d'autres seront simplement éludées lorsque je vais me les poser. Je sais aussi que si j'arrive à mener mon projet à terme, ce ne sera pas facile pour autant. Que j'aurais mes moments de doutes, des moments où je voudrais rentrer, tout le monde passe par là. Mais je sais aussi que j'aurais des moments de joie intenses, que je vais faire des découvertes magnifiques. Le tout est de s'accrocher et de continuer.
Après y avoir bien réfléchi, il me semble qu'il est normal de s'en poser lorsqu'on entreprend un changement aussi radical dans sa vie. Je pense que le contraire serait anormal, sutout pour moi qui me pose toujours 46.000 questions sur n'importe quel petit événement si insignifiant soit-il.
Je sais que je vais m'en poser encore des tonnes. Certaines vont revenir encore et encore tandis que d'autres seront simplement éludées lorsque je vais me les poser. Je sais aussi que si j'arrive à mener mon projet à terme, ce ne sera pas facile pour autant. Que j'aurais mes moments de doutes, des moments où je voudrais rentrer, tout le monde passe par là. Mais je sais aussi que j'aurais des moments de joie intenses, que je vais faire des découvertes magnifiques. Le tout est de s'accrocher et de continuer.
24 septembre 2006
Dans le vif du sujet
Une des choses qui me faisait le plus peur quand je pense à ma (porbable) future vie au Québec n'est pas la solitude. J'y ai de la famille, je suis très sociable et je sais vite m'entourer. Pas peur d'être seul, de toute façon à certains moments j'ai besoin de l'être pendant quelques heures ou jours.
Non, ce qui me faisait vraiment flipper c'était l'hiver. Ce grand ogre blanc et glacial, qui pouvait stopper toute activité avec ses tempêtes de neige, ses températures plus que polaire. Ici on se les gèle quand il fait -4C°. Fallait donc que je me frotte avec, et c'est ce que j'ai fait lors de l'hiver 2004-2005.
Je quitte donc Bruxelles par une température de 4C° un 22 décembre. J'arrive à Paris où il fait 1 ou 2 C° de plus pour aterrir à Montréal sous la neige. Le pilote annonce par la radio de bord -14C° et quelques chutes de neige. La nuit obscurissant le paysage, je ne réalise pas très bien où je suis, ce que je vois. Je suis encore abruti par les 7h de vol, le décallage d'horaire et les quelques verres de pinard bus dans l'avion. Pour tout dire, en sortant de la voiture pour rentrer dans la maison, je ne me suis pas rendu compte qu'il faisait froid.
Après de bonnes retrouvailles avec toute la famille, et une bonne nuit de repos, je me lève aux alentours de 6h30 du mat encore sous le choc du jetlag. On me signale que dehors il fait -23C°. C'est la première fois que je vois ça. Faut que je tente le coup, je ne peux pas laisser passer une occasion pareille. J'enfile un jeans, un t-shirt, un t-shirt à longues manches, un pull, mon polar et une veste de ski. Je ne tiens pas à battre en retraite face au grand froid, il faut que je le regarde face à face, que je me joue de lui. Il faut lui montrer que je n'ai pas peur et que j'ai les armes pour le combattre. On me prévient qu'il ne faut pas que j'oublie ma tuque et mes mitaines. Mon cerveau travaille, sans succès. Enfin la lumière se fait et j'enfile les accessoires requis.
Mes premières impressions sont classiques: Il ne fait pas si froid. Puis tout d'un coup le doute me saisit, je sens quand même le froid piquant sur les parties découvertes de mon corps. Je remonte mon écharpe et abaisse ma tuque pour ne plus laisser apparaître que mes yeux.
Là, ça passe, mais je me demande quand même si cette impression de chaleur ne vient pas du fait que je sois sorti d'une maison chaude et que le temps aurait vite fait de dissiper ce sentiment de bien être. Et puis non, je me promène et cette sensation est toujours là. Je crois que j'ai bien trouvé la parade.
Divers expériences ont confirmé ce permier contact. De la visite de Québec sous la neige, en passant par des ballades dans les bois et les champs, une 1/2 journée en traîneau à chiens, du patinage sur un lac gelé (encore une 1ère pour moi), une ballade en raquettes, une journée à faire du tube et tant d'autres expériences. Ma solution est qu'il ne faut pas avoir peur de mettre trop de couches, de prendre les 3 minutes nécessaires pour s'habiller avant de sortir.
En conclusion, je surmontrai le coup de froid. Mais cela ne suffit pas, il faut aussi tenir la longueur. Si d'autres y arrivent, je suis capable de le faire aussi! Et je pense que la perspective d'un été chaud (pas comme ici) permet de tenir un peu le choc aussi. Ou tout simplement je me trompe. Mais dans la vie, il faut savoir prendre des risques, sinon on n'avance pas!
Non, ce qui me faisait vraiment flipper c'était l'hiver. Ce grand ogre blanc et glacial, qui pouvait stopper toute activité avec ses tempêtes de neige, ses températures plus que polaire. Ici on se les gèle quand il fait -4C°. Fallait donc que je me frotte avec, et c'est ce que j'ai fait lors de l'hiver 2004-2005.
Je quitte donc Bruxelles par une température de 4C° un 22 décembre. J'arrive à Paris où il fait 1 ou 2 C° de plus pour aterrir à Montréal sous la neige. Le pilote annonce par la radio de bord -14C° et quelques chutes de neige. La nuit obscurissant le paysage, je ne réalise pas très bien où je suis, ce que je vois. Je suis encore abruti par les 7h de vol, le décallage d'horaire et les quelques verres de pinard bus dans l'avion. Pour tout dire, en sortant de la voiture pour rentrer dans la maison, je ne me suis pas rendu compte qu'il faisait froid.
Après de bonnes retrouvailles avec toute la famille, et une bonne nuit de repos, je me lève aux alentours de 6h30 du mat encore sous le choc du jetlag. On me signale que dehors il fait -23C°. C'est la première fois que je vois ça. Faut que je tente le coup, je ne peux pas laisser passer une occasion pareille. J'enfile un jeans, un t-shirt, un t-shirt à longues manches, un pull, mon polar et une veste de ski. Je ne tiens pas à battre en retraite face au grand froid, il faut que je le regarde face à face, que je me joue de lui. Il faut lui montrer que je n'ai pas peur et que j'ai les armes pour le combattre. On me prévient qu'il ne faut pas que j'oublie ma tuque et mes mitaines. Mon cerveau travaille, sans succès. Enfin la lumière se fait et j'enfile les accessoires requis.
Mes premières impressions sont classiques: Il ne fait pas si froid. Puis tout d'un coup le doute me saisit, je sens quand même le froid piquant sur les parties découvertes de mon corps. Je remonte mon écharpe et abaisse ma tuque pour ne plus laisser apparaître que mes yeux.
Là, ça passe, mais je me demande quand même si cette impression de chaleur ne vient pas du fait que je sois sorti d'une maison chaude et que le temps aurait vite fait de dissiper ce sentiment de bien être. Et puis non, je me promène et cette sensation est toujours là. Je crois que j'ai bien trouvé la parade.
Divers expériences ont confirmé ce permier contact. De la visite de Québec sous la neige, en passant par des ballades dans les bois et les champs, une 1/2 journée en traîneau à chiens, du patinage sur un lac gelé (encore une 1ère pour moi), une ballade en raquettes, une journée à faire du tube et tant d'autres expériences. Ma solution est qu'il ne faut pas avoir peur de mettre trop de couches, de prendre les 3 minutes nécessaires pour s'habiller avant de sortir.
En conclusion, je surmontrai le coup de froid. Mais cela ne suffit pas, il faut aussi tenir la longueur. Si d'autres y arrivent, je suis capable de le faire aussi! Et je pense que la perspective d'un été chaud (pas comme ici) permet de tenir un peu le choc aussi. Ou tout simplement je me trompe. Mais dans la vie, il faut savoir prendre des risques, sinon on n'avance pas!
Et si!
La vie est coquine. Pendant tout un temps, elle ne donne rien et, tout d'un coup elle donne tout. A nous de nous débrouiller pour faire le tri entre les possibilités.
Maintenant que ma décision est prise, que je sais ce que je veux faire, que je suis lancé, bon nombre de questions viennent s'entrechoquer dans mon pauvre petit esprit. Ce qui est un peu normal je crois.
Et si je trouve le job de mes rêves, est-ce que je partirai quand même?
Et si je trouve la femme de ma vie et qu'elle ne veut pas partir? Je tombe gravement malade? Quelqu'un dans ma famille tombe malade? etc...
A priori, rien ne me fera changer d'avis. Mais il ne faut jamais dire fontaine...
Maintenant que ma décision est prise, que je sais ce que je veux faire, que je suis lancé, bon nombre de questions viennent s'entrechoquer dans mon pauvre petit esprit. Ce qui est un peu normal je crois.
Et si je trouve le job de mes rêves, est-ce que je partirai quand même?
Et si je trouve la femme de ma vie et qu'elle ne veut pas partir? Je tombe gravement malade? Quelqu'un dans ma famille tombe malade? etc...
A priori, rien ne me fera changer d'avis. Mais il ne faut jamais dire fontaine...
19 septembre 2006
DCS
Je ne pouvais plus attendre, cela faisait quelques jours qu'il me faisait les yeux doux sur le bureau de mon PC. Je l'ai imprimé mon DCS (Demande de Certificat de Sélection (pour le Bureau d'Imigration Québécois)). Maintenant, reste à savoir quand je vais le remplir et le renvoyé. En tout cas, ce sera après la réunion au BIQ. J'ai envie de faire les choses dans l'ordre: d'abord le BIQ et ensuite la DCS.
Puis faut aussi penser à prévenir les parents de la décision...
Puis faut aussi penser à prévenir les parents de la décision...
18 septembre 2006
I'm not addicted
Quand j'y pense, une chose est certaine, ce n'est pas le chocolat qui va me manquer. Je ne suis pas trop fan de chocolat. J'en mange à l'occasion: Pâques et Saint-Nicolas, c'est tout. Ce n'est pas moi qui vais courir les magasins pour aller chercher une ligne et la dévorer tout de suite. En fait je n'en achète jamais. Je ne dois pas être belge.
Par contre je suis un inconditionnel des chips. Ca, j'adore! Tous, ils me plaisent. Même les infâmes chips au vinaigre tout pourris made in U.K. ...
J'ai bien fait de prévoir le grand saut au dessus de la flaque.
Par contre je suis un inconditionnel des chips. Ca, j'adore! Tous, ils me plaisent. Même les infâmes chips au vinaigre tout pourris made in U.K. ...
J'ai bien fait de prévoir le grand saut au dessus de la flaque.
17 septembre 2006
Dans l'air du temps
"La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit."
Oscar Wilde
Oscar Wilde
Prêt pour le grand saut
... mon bras part vers l'avant et se détend parfaitement au dessus de la table de jeu. Arrivé au maximum de son amplitude, ma main se relâche et s'ouvre. Les dés s'en échappent et semblent voler dans les airs. Je me rends compte que je ne sais rien faire pour changer le cours des choses. Je n'ai qu'à attendre et voir comment cela se passe. Avec un peu de chance, mon jeu se passera sans encombres.
Me voilà donc lancé pour un aller simple. Pour où, pour quand, pourquoi? Ces 3 questions, j'y pense depuis un certain temps. Deux ans pour être précis. Pour y répondre brièvement: Le Canada, j'espère au printemps 2008, parce que j'ai besoin de changement dans ma vie. Les détails, ce sera pour plus tard. On a le temps entre aujourd'hui et le printemps 2008!
Donc après l'épisode précédent, j'étais de plus en plus convaincu qu'il fallait faire quelque chose. Que cela ne pouvait pas demeurer un rêve. Pour jouer, j'avais déjà fait un test d'admissibilité (dont les résultats étaient satisfaisants), j'avais regardé toutes les démarches qu'il fallait faire et je savais plus ou moins le budget nécessaire qu'il me faudrait.
Quand on commence quelque chose, il faut bien commencer par le commencement, même si cela semble inutile. J'ai donc cherché à m'inscrire à une des séances d'info. La première séance que j'ai trouvé se tenait au BIQ de Paris. Un peu loin (800 km aller-retour) pour une réunion qui doit durer 90 minutes. Mais bon, je suis prêt à faire des sacrifices pour mon rêve.
Puis, en fouillant un peu, j'en ai trouvé une à Lille, mi octobre. C'était pas plus mal, la moitié de la distance à parcourir. J'étais prêt à appuyer sur le lien d'inscription. Mais un peu de curiosité m'a fait descendre un peu plus bas dans la page et là j'ai trouvé une réunion sur Bruxelles. Voilà qui était parfait. En quelques minutes, je passais d'un trip de 800 km (ce qui ne devrait pas me faire trop peur vu les 6000 que j'ai envie de faire) vers 200 km. Après mon passage, il restait 83 places pour la réunion du 10 octobre, 19h30.
Le 10/10... Il faut savoir que le 10 est mon chiffre. J'aime à le croire, en tout cas. Quelqu'un croit aux signes?
Me voilà donc lancé pour un aller simple. Pour où, pour quand, pourquoi? Ces 3 questions, j'y pense depuis un certain temps. Deux ans pour être précis. Pour y répondre brièvement: Le Canada, j'espère au printemps 2008, parce que j'ai besoin de changement dans ma vie. Les détails, ce sera pour plus tard. On a le temps entre aujourd'hui et le printemps 2008!
Donc après l'épisode précédent, j'étais de plus en plus convaincu qu'il fallait faire quelque chose. Que cela ne pouvait pas demeurer un rêve. Pour jouer, j'avais déjà fait un test d'admissibilité (dont les résultats étaient satisfaisants), j'avais regardé toutes les démarches qu'il fallait faire et je savais plus ou moins le budget nécessaire qu'il me faudrait.
Quand on commence quelque chose, il faut bien commencer par le commencement, même si cela semble inutile. J'ai donc cherché à m'inscrire à une des séances d'info. La première séance que j'ai trouvé se tenait au BIQ de Paris. Un peu loin (800 km aller-retour) pour une réunion qui doit durer 90 minutes. Mais bon, je suis prêt à faire des sacrifices pour mon rêve.
Puis, en fouillant un peu, j'en ai trouvé une à Lille, mi octobre. C'était pas plus mal, la moitié de la distance à parcourir. J'étais prêt à appuyer sur le lien d'inscription. Mais un peu de curiosité m'a fait descendre un peu plus bas dans la page et là j'ai trouvé une réunion sur Bruxelles. Voilà qui était parfait. En quelques minutes, je passais d'un trip de 800 km (ce qui ne devrait pas me faire trop peur vu les 6000 que j'ai envie de faire) vers 200 km. Après mon passage, il restait 83 places pour la réunion du 10 octobre, 19h30.
Le 10/10... Il faut savoir que le 10 est mon chiffre. J'aime à le croire, en tout cas. Quelqu'un croit aux signes?
15 septembre 2006
A la table de craps
Un projet que je ressasse dans ma tête depuis bientôt 2 ans. Une virée sur Paris lundi. Le sujet est lancé. On en discute, tout le monde me pousse. Je feint un certain désintérêt, mais au fond de moi je suis content.
Content qu'ils pensent comme moi. Je bouillonne d'impatience, mais je ne sais pas par où commencer. En fait si, je sais où commencer, mais ai-je les "cojones" de lancer la machine? Car une fois lancée, je sais qu'elle ne pourra pas s'arrêter, que je ne pourrais pas faire marche arrière, que je ne voudrais pas tout stopper pour revenir à l'état initial.
C'est une sacrée décision que je prends, pour moi, pour mon avenir. Dans le temps, je sais que je n'étais pas friand de ce genres de dillem: je me lance ou je reste là? Bien souvent je choisissait de ne pas choisir.
Les dés sont en mains. Le tapis est d'un vert superbe et autour de la table certains m'encouragent à jouer le tout pour le tout. Ma main se referme sur les deux cubes d'ivoir. Elle se crispe. Mon bras, involontairement fait un mouvement en arrière...
Content qu'ils pensent comme moi. Je bouillonne d'impatience, mais je ne sais pas par où commencer. En fait si, je sais où commencer, mais ai-je les "cojones" de lancer la machine? Car une fois lancée, je sais qu'elle ne pourra pas s'arrêter, que je ne pourrais pas faire marche arrière, que je ne voudrais pas tout stopper pour revenir à l'état initial.
C'est une sacrée décision que je prends, pour moi, pour mon avenir. Dans le temps, je sais que je n'étais pas friand de ce genres de dillem: je me lance ou je reste là? Bien souvent je choisissait de ne pas choisir.
Les dés sont en mains. Le tapis est d'un vert superbe et autour de la table certains m'encouragent à jouer le tout pour le tout. Ma main se referme sur les deux cubes d'ivoir. Elle se crispe. Mon bras, involontairement fait un mouvement en arrière...
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