12 octobre 2006

La réunion

En gros, c'est assez simple. Comme écrit dans le poste précédent, tout ce qui y a été évoqué je le savais déjà. Il n'y a que quelques points de détails, des petites questions bien précises que je me posais et qui ont été éclaircies.

Je n'irai pas dire que c'était du temps perdu. Cela m'a permis de me confronter à une réalité plus officielle. Je sais que tout était un peu enjolivé, il ne faut pas oublier qu'ils vendent leur pays, leur produit.
Pour moi c'était le début officiel des démarches. Voilà, je suis en plein dedans. Je dois juste attendre lundi avant de remplir la demande, car les critères vont changer d'ici là.

Par contre, j'ai été saisé par le nombre impressionnant de personnes seules et surtout de sexe masculin. Je crois avoir dénombré 3 femmes en tout sur la 80aine de participants, quelques familles, une bonne moitié de couples et le reste, c'étaient des hommes seuls comme moi.
Est-ce que les filles sont plus frileuses? Les hommes plus aventuriers? Et ces couples, qui est le pousseur et l'autre le frein? Ont-ils envie tout les deux de partir ou il y en a un qui fait cela pour faire plaisir à l'autre? Et dans le tas, combien entameront les procédures? Combien seront sélectionnés? Combien partiront?

Quelles sont les motivations de ces personnes là, pour partir, tout recommencer à zéro? Est-ce les mêmes que moi? Ca me fait dire que je n'ai pas encore étalé les raisons qui me poussent à quitter ce pays pour me retrouver loin de tout. Elles sont multiples, variée, justifiées ou non, peut-être futiles aux yeux de certains, importantes pour d'autres. L'important est que je continue à croire à mon projet, que je le mène à son terme, que je fasse l'expérience. Ainsi je serai fixé. Et si j'échoue, je n'exclu pas cette possibilité, j'aurais au moins tenté quelque chose pour améliorer mon quotidien, ma qualité de vie. Je ne serai pas resté les bras croisés à me lamenter.

Je sais que l'énergie que je vais dépenser dans ces démarches n'est qu'un petit bout de l'effort que je vais devoir fournir. Ce n'est pas parce que je vais déposer le pied sur le sol québécois en qualité de résident permanent que tout va se jouer, que tous les engrenages vont s'enclencher naturellement. Je vais devoir redoubler d'efforts pour d'abord trouver une petite job qui me permettra de survivre et acquérir de l'expérience sur le sol québécois. Ensuite, je pourrais faire valoir cette dernière pour viser un poste un peu plus dans mes cordes et ainsi gravir les divers échelons qui me permettront peut-être d'avoir la vie que je souhaite.

Disons que maintenant, j'entre dans le purgatoir de ma nouvelle vie, je suis en transit.

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