20 janvier 2007

Strange Days have found us

Tout le monde le sait: c'est au moment où on s'y attends le moins, que quelque chose qu'on n'attends pas nous tombe sur la tête. Généralement c'est quelque chose de pas terrible, pour ne pas dire merdique. Genre tout va bien, on a un job honnête, pas trop de problème de fric (on vient même d'équilibrer les comptes et on en est tout fier), du côté des amis ça roule aussi, bref on est limite heureux.
Et c'est là que ça tombe. Un truc genre les chiotes d'un Boeing qui traversent votre salon pendant que vous regardez le dernier épisode de Jericho téléchargé sur le net. En général, ça se passe comme ça. Sauf, qu'à certains moments, ça prends une tournure bizarre, qui fait qu'on s'arrête en plein milieu de ce qu'on fait pour se demander si c'est bien réel, limite qu'on s'asseoit pour y réfléchir et creuser un peu. C'est ce qui arrive généralement les jours les plus ordinnaires.

Ce jour ordinaire était un peu un jour extraordinaire pour moi. C'était le premier samedi où je devais travailler dans mon nouveau job et c'était une journée chargée. Excepté ça, c'était une journée de ce qu'il y a des plus ordinaire. Ciel gris, pluie, température ni chaude ni froide (mais chaude pour la saison), moi qui n'arrive pas à me lever le matin, et le soir en rentrant qui ne me souviens pas de ma journée.
Le soir, mon meilleur ami venait manger à la maison. La soirée se passe. Un bon repas, quelques verres de vin plus tard, voilà que nous jouons au babyfoot, les parties sont acharnées malgré les loupés dûs à l'alcool. Sur la platine tourne un CD des Doors (the OST), mon premier CD.

Tout d'un coup, au milieu d'une partie emporté par la musique, le jeu et l'alcool je me rends compte que je suis nostaligique. En soi, ce n'est pas extraordinaire, mais le plus troublant c'est que je suis déjà nostalgique d'un moment que je n'ai pas encore vécu. Ma futur vie au Québec me manque. L'ambiance qu'il règne là-bas me manque, ce que j'y fais tous les jours, mes amis, ma vie quoi.
Je me trouvais en transit, j'étais ici dans mon appartement avec mon ami pour profiter de rares instants passés en Belgique avant de retourner loin. J'étais triste de devoir partir le quiter, mais en même temps j'étais content de retrouver la stabilité qu'il m'avait manqué ici.

Le temps de penser à tout ça, la balle était dans le goal, et je n'avais aucune idée de comment elle était rentrée. Rude retour à la réalité!

1 commentaire:

Anonyme a dit…

J'aime beaucoup ta façon d'écrire :)