19 février 2007

Being a One night McDreamy

L'autre soir: dévernissage d'une expo. J'avais déjà fait des vernissages, mais des "déver", jamais. Je me suis dit que c'était une expérience à tenter. Et je dois avourer que j'ai bien fait.
Je me suis rendu compte que quelques fois cela ne coûte pas grand chose. Un peu d'estime de soi, du bien être, quelques euros pour l'apparence, être la surprise de la soirée et avoir quelques circonstances avec soi.

Toute bonne entrée commence par une arrivée tardive et l'art de se faire remarquer. Pour le deuxième élément, pas la peine de forcer, vu ma taille, quand je rentre quelque part, on me voit! La première non plus d'ailleurs. En terminant de travailler à 18h, j'aurais eu du mal à être présent à 17h45...
A peine quelques pas dans la salle, je repère les personnes connues et me fait repérer par d'autres. Je me dirige vers le groupe de personnes qui m'ont invité. Je me sais d'un verre, je discute peu et de choses futiles. De loin j'aperçois un gars que je voulais voir depuis lontgemps. On papote, je cherche une personne en particulier et fouille la salle des yeux discrètement. Je l'ai spottée, elle se raproche l'air de rien, butinant de groupes en groupes: approche tactique et discrète. Pas assez que pour que je ne la remarque pas. Pendant ce temps là, deux ex collègues me demandent si je reviens du ski tellement j'ai bonne mine: "se sentir en paix avec soi" que j'ai envie de répondre, mais tout ce qui sort de ma bouche est un non je n'ai pas le temps.

Ca y est, je suis dans les griffes du démon. Les verres s'enchaînent, je fais tout pour ne pas que les passions se déchaînent. J'abrège ma conversation et m'éloigne de l'emprise de la furie. Je rejoins d'autres personnes, qui me sont plus neutre. J'ai le verbe facile ce soir. C'est certainement dû aux verres de vin que je m'enfile. Malgré cela, je reste assez lucide pour jouer au jeu du chat et de la souris avec "l'amante" religieuse le temps des sacro-saintes pauses cigarettes (à l'extérieur vu les nouvelles dispositions légales!). J'ai le temps de croiser dans la foule le regard d'une jolie inconnue qui semble boire à ma santé tout en me projettant son sourir le plus charmeur.

Les derniers officiels dégagent, place à la musique et à la vraie fête. les filles envahissent la place pour danser, les mecs le bar pour oublier qu'ils ne le savent pas. Je sors, je fume, je bois je papote, je rentre, je ne sais plus ce que je raconte, mais ça a l'air de marcher. La démone me suit, je la fuis, elle me fuis, je la suis, nous nous suivons et nous nous fuyons, le jeu ne fait que commencer. Boissons, discussions, dansons (même si je ne suis pas plus sûr de moi que ça, mais faut assumer il paraît).
Là le destin intervient en la personne d'une connaissance que j'ai perdu de vue depuis quelques mois. Il me montre son bébé, il en a marre de l'avoir sur les bras. Je ne réfléchis pas, je fais ni une ni deux, je porte la petite. Le temps passe, je la lui rends pour qu'il part à la recherche de la maman. Je continue ma petite discussion et c'est là que je comprends. Le déclic se fait! Je suis entouré de la majorité des filles de la place. Sans le vouloir, j'ai reproduit le truc le plus vieux au monde. Et je peux affirmer que cela marche! D'ailleurs, chaque fois que je sors maintenant, je veux qu'il y ai un bébé dans la salle ;-) Bring me the baby!

La soirée se poursuit dans le brouillard, avec ma démone et le groupe, dans différents troquets. Cela joue des mains sous les tables, nous croyons les autres dupes, mais personne n'est plus en vue que quelqu'un qui veut se la jouer discret. Je ne vais pas m'étendre sur ce que peuvent être deux adultes éméchés dans la pénombre des bars quand les corps se touchent, se frôlent volontairement et sciemement.La soirée s'est terminée à 5h du mat dans mon lit... seul, content de ne pas avoir cédé à la tentation de ma démone, maman et mariée, content que nous d'avoir respectés tous les deux les règles du jeu.

Le moment d'horeur aura été de me réveiller 1h30 plus tard et de me changer en McCreepy pour aller travailler car nous n'étions que jeudi. Et le moment de pur bonheur est d'avoir eu des nouvelles d'une petite souris discrète et efficace au cours de ces journées mornes et interminables que sont les jours de gueule de bois, privé de someil où on fait tout pour avancer un tant soit peu dans son travail.

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